LE POINT VERT DE LA PHARMACIE ET DE LA VIE

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 pharmacien célèbre: er razi (Rhazès)

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MessageSujet: pharmacien célèbre: er razi (Rhazès)   Ven 5 Mar - 19:17

Son oeuvre en chimie était impressionnante. Il laissa une description complète de son équipement de laboratoire et de plusieurs procédés chimiques connus de lui. Ces procédés inclus la distillation, la dissolution, la calcination, l’évaporation, la cristallisation, la sublimation, la filtration, l’amalgamation ou fusion et la fabrication d’onguent et de cérats. Il élabora une classification systématique des substances minérales, auxquelles, il ajouta un nombre de substances préparés artificiellement. Il fut le premier à mettre sciemment la chimie au service de la médecine. Initiative que Paracelse reprendra six siècles plus tard. Un des médicaments mis au point par lui reçu en France le nom de « blanc Rhases », d’où le langage populaire tira «blanc raisin ».

Er-Razi est musulman, persan par sa ville natale et sa langue maternelle
, Il fut le seul médecin au monde possédant un savoir médical extrêmement vaste. Il se penchait sur les malades le jours et sur les livres la nuit. La nuit, il se livrait à des expériences chimiques.
Razès pour les occidentaux. Déjà au IXè il a
décrit les effets du café sur l’appareil digestif. Après une longue période , le café aborda l’Europe au début des années 1700. c’est lui également qui le premier avait différencié la goutte du rhumatisme.
Pour Er-Razi, idéal auteur est de compléter les études livresques par l ‘observation des malades. Son oeuvre est dominée par ces tensions fécondes entre savoir reçu, réflexion personnelle et expérience acquise. Il garantit un cadre théorique qui permet de comprendre les phénomènes et leurs causes, mais il n’exclut ni examen critique, ni confrontation avec la pratique.
Il écrivit de précieux
ouvrages sur la peste, la variole, la rougeole, la goutte et les rhumatismes. A qui nous devons la découverte des deux fièvres épidémiques majeures. En effet nous devons à ce célèbre médecin le diagnostique de la variole et de la rougeole. L’observation de la réaction de la pupille à la lumière. Les conclusion d’un homme comme Ibn el-Haytham, qui définit la vue comme un processus lié à la réfraction, sont fondamentales.
Ses travaux traduit en latin par Farraguet en 1279, son livre sur la variole et la rougeole écrit au début du Xè siècle connaîtra plus de quarante et une (41) éditions entre 1498 et 1866. le célèbre livre de la variole et de la rougeole traduit et largement répandu au XVIIIe et XIXè siècles
.
Abou Bakr Mohammed Ibn Zakariya Er-Razi, son nom, que les Occidentaux déformeront en Rhazès, est l’un des flambeaux de la médecine . Originaire de Raiy, métropole persan à quelques kilomètres au sud de l’actuelle Téhéran, où il est né en 253/864. Grand chimiste, il découvre des corps importants tel que
les alcools, et invente la distillation, procédé fondamental dans le domaine de la chimie. Bien des ombres pourtant entourent sa vie et son oeuvre. Il reçoit dans sa ville natale une formation axée sur la philosophie, les mathématiques, l’astronomie et l’alchimie. Dans les dernières années du XIe siècle, il quitte Raiy attiré comme tant d’autres esprits de son temps par la brillante cour de Bagdad. L’Irak est alors dominé par des Emirs Bouyides, favorisant la vie intellectuelle et scientifique.

Selon une ancienne tradition, la visite de l’hôpital de Bagdad convainc Er-Razi de l’efficacité de la médecine. Le pharmacologue de l’établissement lui aurait décrit les vertus bénéfiques du médicament appelé Hayy al-‘alam le ‘sempervivum’. Quoi qu’ilen soit, comme Er-Razi va désormais déployer une intense activité comme
médecin attaché à la cour et directeur de l’hôpital. Mais les pistes se brouillent pour qui tente de le suivre dans ses déplacements entre Bagddad et Rayy, de préciser ses souvenirs, anecdote a toujours retenu l’attention de ses flatteurs chargés pat l’émir, Abd ed-Dawla de reconstruire l’hôpital de Bagdad. Il aurait accroché des quartiers de viandes en différents endroits de la ville, là où la décomposition était la plus lente, l’air était plus sain et le lieu de la fondation ainsi désigné.
Le Kittab et-tib el Mansouri ‘le livre de médecine d’el Mansour’ comme l’indique sont titre fut dédié par er-Razi à Abou Salih Mansour Ibn Is’haq gouverneur de Raiy, est le plus élaboré de ses ouvrages de synthèse. Fruit d’un savoir accumulé et de l’observation quotidienne, cet ouvrage introduit à une médecine originale dans ses fondements théoriques, renouvelée par des diagnostics précis et des descriptions minutieuses. Il embrassa en des proportions raisonnables, l’ensemble de l’art médical. il se divise en dix livres :
Le premier traité de l’anatomie,
Le deuxième des tempéraments,
Le troisième des aliments et des médicaments,
Le quatrième de l’hygiène et de la préservation de la santé,
Le cinquième de la cosmétique,
Le sixième du régime dans les voyages,
Le septième de la chirurgie,
Le huitième des poisons,
Le neuvième très apprécié et souvent réédité isolément du moins en traduction latine, des maladies classées de la tête aux pieds,
Le dixième concernent les fièvres,

Le Kitab el Moudhal ila sina’at et-tib ou ‘Introduction à l’art médical’ se limite à la partie théorique,
Le recueil des Aphorismes (el Foussoul),
Livre du Guide (Kitab el Mourchid) destiné aux débutants, près de quatre cents règles médico-philosophiques, rappelle les vérités élémentaires d’une façon concise et rythmée, elles se gravent aisément dans la mémoire,
[color=red]Le livre du médecin nomade,
Kitab el Kabir ‘le grand livre’,
Kitab el kafi ‘ le livre suffisant’ en deux parties : la première partie traitant les maladies de la tête aux pieds. La deuxième partie des maladies internes,
Kitab el Fahir : ‚ le livre renommé’ présente l’ensemble de la thérapie,
Kitab et-Taqsim wet-tachdjir ‘Livre des diagnostics différentiels’ : tous les diagnostics différentiels, symptômes et douleurs.

Er-Razi résume sa pensée dans l’aphorisme trois cent quarante-neuf questions-réponses, afin que le médecin ne manque pas son but.
Il faut que le malade et ses proches soient avec le médecin et non contre lui. Qu’ils ne cachent rien des états du malade et de son comportement. Avec Er-Razi, le triangle médical grec : la maladie-le malade-le médecin- et l’entourage du malade.


Kitab et-tib er-rouhani ‘Livre de la Médecine de l’âme’. Er-Razi montre en vingt chapitres, l’excellence de la raison, qui permet à l’homme d’acquérir la science, de pratiquer la justice, de maîtriser les passions, d’échapper aux attraits des plaisirs néfastes. Le chapitre consacré à l’ivresse dénonce les méfaits de la boisson. ‘Tout excès renforce l’âme désirante et affaiblit l’âme raisonnable. Ce qui conduit à l’abandon de la rationalité pour la soumission au règne animal.’ Le Livre sur le calcul rénal et la vessie est un recueil succinct et clair, limité à ce que doit en savoir le médecin qui soigne cette maladie. Ainsi que sur l ‘hémiplégie, la paralysie faciale, les vertus de l’oxymel, l’hygiène sexuelle, les bains, la colique, la cautérisation de l’oeil, la saignée, la réduction des fractures, la composition des médicaments, etc.
Il étudie également les influences climatiques sur l’état sanitaire des individus. Il indique les conditions d’hygiène auxquelles doivent satisfaire les logements et recommande de les munir de bains. Il s’inquiète des problèmes d’assainissement de l’air, de l’élimination des mauvaises odeurs, de l’aération et de la température des chambres de malade. Il insiste sur la nécessité de ne boire qu’une eau potable irréprochable et de faire de fréquentes ablutions.

Parvenu à un âge philosophique, il rédige un court traité intitulé
la conduite du philosophe’. Cet écrit, qui n’est pas une autobiographie, se veut réponse aux arguments avancés par des détracteurs contre l’auteur. Er-Razi conclut par ce vibrant plaidoyer :

‘ Ce n’est pas en tant que soldat ou fonctionnaire que je tiens compagnie au souverain, mais en tant que médecin et convive. Deux taches m’incombent auprès de lui : quand il est malade je le guéris et je soigne son corps, et quand il est en bonne santé je lui sers de familier et de conseiller, lui disant- et Dieu en est témoin- tout ce que je considère être de profit pour lui et pour ses sujets. On n’a jamais pu constater que j’ai la passion d’entasser ou de gaspiller les biens, que je cherche querelle et m’attaque aux gens et leur fais du mal, mais on sait que le contraire et la vérité et que je cède volontiers de mes droits. Quand à ma façon de manger, de boire et de m’amuser, tous ceux qui me fréquente a ces occasions peuvent témoigner que je ne me laisse jamais emporter à l’exagération ; de même en ce qui concerne l’habit, la monture, les curiosité et mon zèle pour la science. Toux ceux qui m’ont fréquenté et en ont été témoins peuvent constater que dès ma jeunesse jusqu’à présent mes efforts sont tels que j’ai écrit sur une seule science et dans une écriture d’amulette (c’est-à-dire en tout petits caractères) plus de vingt mille feuilles a la composition de la grande somme j’ai consacré quinze ans en travaux nuit et jour de sorte que ma vue a baissé et qu’un muscle de ma main fut paralysé, ce qui m’empêche à présent de lire et d’écrire Malgré cela je n’abandonne pas ces deux occupations qui me sont si chères et je me sers toujours d’un secrétaire qui me fait la lecture et écrit sous ma dictée.’

L’oeuvre d’Er-Razi déconcerte en effet par, son ampleur et sa variété. Plusieurs auteurs musulmans ont dressé d ‘impressionnantes listes de ses écrits. Celle d’El-Birouni, rédigée par le célèbre savant du XIe siècle l’intention de l’un de ses contemporains, énumère 184 titres, ainsi repartis :
Traités médicaux par El-Birouni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
Traités conservés actuellement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
Traités édités en arabe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
Traités traduits en latin avant le XVIe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Traités traduits en Occident après le XVIe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . .21

Hélas une grande partie des oeuvres de Er-Razi sont perdues. Kitab el Hawi : ‘Livre qui contient tout’
le continueus des Latins.
Ouvrages qui sont loin de ne concerner que
la médecine et la chimie, car près de la majorité d’entre eux traitent de théologie, de philosophie, d’astronomie, de physique et de mathématiques.
Entre autres, un traité sur le vide qui a pour titre ‘La raison pour laquelle un aimant attire le fer’ un ‘Livre sur la forme de l’univers’ où la preuve est faite que la Terre tourne autour de deux axes et qu’elle est plus petite que le Soleil et plus grande que la Lune.

Concernant la plaie des artères. Il répondit par un récit détaillé du traitement, qu’il a appliqué avec succès
. Les ulcères d’estomac : des éléments de diagnostics énoncés par Galien, le clinicien n’hésite pas à affirmer qu’ils sont erronés et à les corriger d’après ses propres expériences.
Er-Razi et la Chimie
Le niveau de la connaissance précise des substances chimiques et de l’équipement que Razi fit une description dans son
Kittab el-asrar ‘ Livre des secrets’, qu’il divise en deux catégories :
(1) L’équipement utilisé pour la fusion et servant à divers procédés de chauffage.
(2) L’équipement pour le traitement des substances chimiques.

Le plan de travail de Er-Razi peut être réparti en fonctions principales que nous énonçons ci-dessous. Dans ses manipulations, il a souvent eut recours aux termes alchimiques bien connus. Donc certains devaient être adaptés plus tard dans la chimie scientifiques.
A) La distillation comprend l’utilisation d’un cucurbite et d’alambic et le recueil du distillat dans un ballon réceptacle.
B) La sublimation sans passer par l’état liquide intermédiaire est réalisée à l’aide d’un aludel
.

Er-Razi a le mérite de découvrir les acides minéraux, il décrit trois méthodes :
(1) La trituration ou la pulvérisation suivie du grillage
(2) La trituration suivie de la cération.
(3) La combinaison des solutions.

La fixation ou la coagulation. Il s’agissait normalement de la dernière étape de l’ensemble du procédé et était réalisé, soit par grillage soit dans le ‘flacon et pot’ par ensevelissement dans un fumier, ou par le chauffage dans l’alambic aveugle.

Dans Kitab Sir el-Asrar ‘le livre du secret des secret des secrets’ d’Er-Razi, nous apprenos, que le naphte noir était au départ mélangé à de l’argile ou du sel amoniac pour former ‘ une pâte ressemblant à une soupe épaisse’ avant d’être distillé. Ces distillats légers ou naphte blanc étaient utilisés par Er-Rzai pour ‘ramollir’ certaines substances solides, pierres et autres substances minérales. En outre, dans les travaux chimiques et médicaux, Er-Razi faisait usage de lampes à huile pour les produits chimiques qui chauffent faiblement. Le combustible utilisé dans ces lampes était soit des huiles végétales, soit du pétrole. (Les champs pétrolifères de Bakou furent assez tôt exploités commercialement par les musulmans. Et on rapporte qu’en 272/885, le calife El-Mou’tamid avait concédé les revenus des nappes du naphte aux habitants de Darband).

L’acide sulfurique
Er-Razi l’appelait ‘eau d’alun distillé’ et il l’utilisa comme l’un des réactifs qu’il préparait et gardait afin de l’utiliser dans ses travaux alchimiques. Il décrivait également le moyen d’obtenir cette ‘eau’ par distillation du vitriol.
L’acide chlorhydrique
Désigné par esprit de sel. Er-Razi en donnait la recette suivante :
‘Prenez des parts égales de sel doux, de sel amer, de sel de Tabarza, de sel indien, de sel d’el-qili et de sel d’urine. Après avoir ajouté une masse égale de sel d’ammoniac cristallisé de bonne qualité, dissolvez par humectage et distillez. Ce mélange se distillera pour en donner une eau forte qui pourra fendre la pierre instantanément’
.

L’alcali
Er-Razi décrivait la concentration et la purification de l’alcali et des cendres du bois de chêne pour obtenir le carbonate de potassium pur et les carbonates de sodium.
La soude caustique
Er-Razi sut comment la préparer. Sa recette se présente comme suit : ‘ Prenez 1kg environ d’el-qali blanc et une quantité égale de chaux, et versez sur le mélange, sept fois sa quantité en eau et faites bouillir jusqu’à ce qu’il soit réduit de moitié. Purifiez-le dix fois par filtration ou décantation. Placez-le ensuite dans des fines coupes d’évaporation, puis accrochez-les dans des vases à bec chauffés. Remettez ce qui s’en sépare ans la coupe, soulevez-la progressivement et mettez à l’abri de la poussière tout ce qui s’égoutte des cuvettes dans les vases à bec, et coagulez-le en un sel’.
Le savon
Les traités d’alchimie d’Er-Razi donnaient quelquefois des recettes de savons.
Nous savons également que le savant donna aussi un procédé pour obtenir de la glycérine à partir de l’huile d’olive.

Aveugle, il avait refusé les soins d’un charlatan qui voulait l’opérer mais ignorait l’anatomie de l’oeil. On raconte aussi qu’il aurait renoncé à se soigner parce que, las d’un monde qu’il avait trop vu.

Il meurt en 314/925 dans le plus complet dénuement. Sa générosité sans bornes ne pu lui permettre d’être riche. La vindicte d’envieux confrères, qui n’avaient même pas besoin de chercher un prétexte pour se débarrasser de lui, l’avait depuis longtemps chassé de Bagdad et même de tout poste officiel à Raiy.

Que Dieu ait son âme

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